6 choses que j’ai apprises en 6 mois de chômage

Face au succès qu’a rencontré mon article « Comment bien vivre sa période de chômage ? », j’ai eu envie de continuer à partager mes aventures de chômeuse (presque) endurcie, pour aider les personnes dans la même situation que moi. Bien que mon quotidien puisse être parfois un peu anxiogène, j’ai quand réussi à tirer quelques leçons de ma période d’inactivité.

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1- Lâcher mon CDI était la meilleure chose que je puisse faire

En décembre, j’ai quitté un emploi anxiogène et très peu à mon goût dans l’espoir d’un avenir meilleur. En gros, j’en étais arrivée à un état d’angoisse où le simple fait de penser au boulot me serrait la gorge donc je vous laisse imaginer dans quel état je partais bosser chaque matin. J’ai donc pris un risque. Le risque qui m’a conduit 6 mois plus tard à ne toujours pas avoir de boulot, puisque dans la communication en région Centre-Val de Loire, c’est à peu près l’équivalent du désert de Gobie, rapporté au marché de l’emploi.

Pourtant, je n’ai pas regretté une seule minute d’avoir fait le choix de préserver ma santé. Je suis même plutôt fière d’avoir fait le choix de respecter mes convictions.

2- Les gens pensent toujours mieux savoir que toi ce que tu dois faire

C’est une réalité, depuis que je suis au chomâge, tout le monde pense savoir mieux que moi ce que je devrais faire. Ça part dans la plupart des cas d’une bonne intention. J’en ai conscience. Les gens n’ont pas envie de me voir galérer 1000 ans. Moi non plus d’ailleurs. Ce qui n’aide pas c’est que je suis un peu perdue. Plein de choses me tentent et plein de choses me font peur. Donc tout le monde amène son petit grain de sel en me disant ce qui serait mieux pour moi et c’est un peu du vent parce que malheureusement pour eux, je suis bien déterminée à n’écouter que moi. 🙂

J’ai le droit de ne pas avoir envie de me brader. J’ai le droit d’avoir envie de rester à proximité de ma famille. J’ai le droit de ne pas avoir envie d’un job dans tel ou tel secteur. Ce n’est pas parce que je suis chômeuse que je n’ai pas le droit de faire mes propres choix ou que je n’y suis plus apte.

Il n’y a rien de pire que de faire les choses en fonction des autres. C’est comme ça qu’on en vient à se frustrer. On passe à côté de sa vie et de qui on est vraiment.

Ceci est un message cucul et nian-nian à souhait mais il est teeeelllement vrai :
Écoutons notre cœur, bord**l on ne vit qu’une fois !

3- YOLO

Oui cette expression est moche et un peu adolescente sur les bords. J’assume.

On passe son temps à faire des choix en fonction de débouchés, d’ego, du regard des autres. Si bien qu’on finit par se perdre soi-même et oublier qui on est.

L’autre jour, je lisais un bouquin de Jen Sincero, un truc de développement personnel. Et j’ai eu une sorte de révélation. Je me suis dit « mais oui c’est tellement ça ! ». En fait, on est naturellement attiré par les choses pour lesquelles on est doué. C’est ça vers quoi on décide de s’orienter naturellement. Généralement, ça vient quand on est gamin, parce qu’un gosse ne se pose pas la question du regard des autres, du réalisme de son projet ou quoi ou qu’est ce. Puis on grandit, on se prend des gadins, on perd confiance, on recherche du confort, bref on finit par abandonner ce qui nous habite réellement et faire comme le font la plupart des gens, prendre un taf « tout-nul » et frustrant à souhait, qui empêche tout épanouissement personnel. On arrive à 60 piges et on regarde derrière en se disant « merde, j’ai l’impression d’être passé à côté de ma vie ». Ou on s’en rend compte avant et il n’est jamais trop tard pour reprendre sa vie en main.

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4- On trouve plus facilement un job quand on en a déjà un

On m’a déjà dit ça plusieurs fois. J’avais du mal à y croire. Après tout, des tas de gens trouvent un job alors qu’ils sont au chômage et heureusement.

En fait, ce n’est pas si faux que ça. Quand on travaille déjà, on est plus désirable pour les autres employeurs. Comme si on avait plus de valeur, parce qu’on fait déjà ses preuves ailleurs. On est encore immergé dans le monde du travail.

Pourtant après 6 mois de chômage, je ne me sens pas comme une serpillière moisie prête à être mise au rebut… La logique de l’attractivité des fois…

5- Pôle Emploi est fidèle à sa réputation

En 6 mois de temps, je n’ai jamais rencontré mon conseiller. On a tenté de me convoquer tant bien que mal à des ateliers, histoire de dire qu’on s’occupe de moi. Mais malheureusement, c’est tombé sur la période congés que j’avais déclarée depuis un mois. Notons quand même la qualité du logiciel de gestion… On a aussi tenté de me proposer des métiers qui ne me font pas rêver et pas tout à fait en adéquation avec mon profil, comme moniteur d’auto-école ou chauffeur de car. Je respecte vraiment les personnes qui exercent ces professions. Ce ne sont pas les professions que je critique. C’est cette capacité invraisemblable qu’a Pôle Emploi à proposer des formations à tout prix et à un maximum de monde.

6- Mère culpabilité est ma peine

Le temps peut être long quand on n’occupe pas 35h (mini) par semaine à travailler. Du coup, pour qu’il passe mieux, je me suis mise à pratiquer tout un tas d’activités en parallèle de mes recherches. Je vais à la salle de sport 3 à 4 fois par semaine. Je tiens ce blog. Je fais de longues balades avec mon chien. Je lis. Bref ! Je m’occupe. Sauf que mon subconscient a décidé de ne pas se tenir tranquille et me rappelle constamment que je suis au chômage. Qu’il faut que je retrouve une activité rapidement pour rester compétitive et ne pas avoir un big trou dans mon CV. Que je dois chercher, chercher, chercher. Ce qui fait que je me retrouve (parfois) à faire ce que je dis de ne surtout pas faire, ici. C’est à dire actualiser les jobboards toutes les heures pour ne pas rater une offre. Là, je viens de passer deux semaines à me mettre une pression de fou pour postuler partout où je le pouvais… Pourquoi ? Parce que je culpabilise de rester dans cette situation quelque peu instable.

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Voilà pour les 6 choses que j’ai appris en 6 mois de chômage.

N’oublions pas que le chômage peut être une période très profitable qui permet de faire de nouveaux projets, des activités chouettes. On a le temps de faire des choses qui nous tiennent à cœur, qui peuvent, par la suite, nous servir dans un contexte pro.

Pour ma part, j’ai par exemple pris le temps de développer davantage ce blog et j’ai eu quelques résultats qui m’ont permis de gagner en confiance en moi.

J’en profite aussi pour apprendre à gérer mon stress, qui devenait tellement important qu’il a, aujourd’hui encore, des conséquences sur mon état de santé. Je fais de la sophrologie, de la relaxation, de la médiation etc.

Si vous êtes chômeurs ou que vous l’avez été, peut être avez-vous fait les mêmes remarques, ou d’autres. N’hésitez pas à me le dire en commentaires. Je serais ravie d’échanger avec vous comme toujours ! 🙂

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7 thoughts on “6 choses que j’ai apprises en 6 mois de chômage”

  • Je pensais à toi il n’y pas si longtemps et à ton premier article qui m’avait beaucoup parlé.
    Pour ma part, j’en arrive au terme de mon 3e mois de chômage. Et je commence à baliser à l’approche de l’été, en me disant que les recrutements vont s’arrêter, qu’on va arriver en septembre et que je serai une vieille serpillière moisie dont les employeurs ne veulent plus parce qu’au chômage depuis trop longtemps.

    J’ai vécu des scènes un peu surréalistes dans ma recherche d’emploi. J’ai quelques touches et on me dit à chaque fois que je suis excellente mais je n’ai toujours pas trouvé. Pourtant ça me conforte dans l’idée que je suis faite pour ce job. Je serai certainement très bonne dans d’autres domaines mais je n’ai pas fait une erreur en choisissant cette voie, comme j’ai pu le penser à un moment.

    Et pourtant, au final, je me rends compte que je peux apprécier ce temps mort. S’il n’y avait pas de notion d’argent et de statut social, je pourrais m’y enterrer un peu je pense.

    • Hey ! 😁 Contente de te lire ! Contrairement à ce qu’on pense, l’été peut être une période très bénéfique pour les recrutements. Les recruteurs ne partent généralement pas tout l’été et quand ils sont là, ils ont moins de choses à gérer et plus de temps à consacrer aux personnes qui prennent la peine de postuler. Garde confiance. Même si c’est plus facile à dire qu’à faire. 😊 Si on te dit que tu es excellente et qu’on ne te prend pas, c’est qu’on se tire une balle dans le pied. Tu as raison de persévérer. Ce n’est pas toi le problème, c’est eux. Et il y a sûrement un meilleur employeur qui t’attend. 😁

  • Bonjour Loula et bravo pour ton article, très bien écrit et surtout très juste.
    Je ne suis actuellement pas au chômage mais en arrêt maladie parce que je ne me suis pas écoutée et que j’ai continué dans un job qui me bouffait. Au final, ma santé en a pris un sacré coup dont je ne suis pas encore remise.
    D’où l’importance d’écouter son cœur. (oui moi aussi je verse dans le nian-nian mais c’est tellement vrai 😁)
    Encore une fois bravo !
    Justine.
    Ps: je ne sais pas si tu te rappelles de moi mais nous étions au lycée ensemble, 1erL et TL ☺

    • Hello Justine ! 😀 Oui, oui, je me souviens bien de toi et des cours d’espagnol avec Sanchez (ma note au bac s’en souvient, elle aussi xD). Je suis désolée pour ton boulot. J’espère que tu vas pouvoir trouver quelque chose qui t’épanouie réellement. Je comprends que ce ne soit pas facile. Le monde du travail est un monde de requins. 🙁
      Je crois que je t’ai croisé près de la médiathèque il y a quelques semaines mais je n’étais pas sûre que ce soit toi. ^^ Tu es toujours sur Orléans ?

      • Oui tout à fait d’accord, c’est un vrai monde de requin mais je suppose et j’espère que ce n’est pas partout pareil !
        Oui c’était bien moi près de la médiathèque, je t’ai bien reconnu ☺ je crois qu’on s’est échangé un petit sourire d’ailleurs !
        Oui toujours sur Orléans !
        La prochaine fois qu’on se croisera on pourra bavarder un peu 😊
        Encore bravo pour ton blog et tes écrits !
        Bisous

  • Le stress peut faire malheureusement partie de manière inhérente du monde du travail d’aujourd’hui donc c’est mieux si on apprend à prendre soin de soi et à le gérer. J’espère que tu retrouveras un job passionnant et dans tes valeurs.
    C’est effectivement plus facile de trouver un poste quand on en a déjà un. Néanmoins Il est possible de faire des activités professionnelles pour ne pas avoir de trou dans son CV : gérer un blog c’est bien, travailler bénévolement pour une association, faire de la freelance…
    Pour l’accompagnement, l’apec est meilleur que pôle emploi. Ça ne semble pas être ton cas Mais pour ceux qui ont envie d’étranger, pôle emploi a aussi un service de mobilité internationale. Ça peut être intéressant pour certains.
    Bon courage dans tes recherches, ne désespère pas et profite du temps que tu as pour te recentrer 🙂

    • Hey ! Merci pour tes conseils. 😁💜 Je connais bien l’Apec. J’avais fait le suivi pour Jeunes diplômés après ma licence. Je n’y avais pas pensé pour mes recherches actuelles. C’est en effet une très bonne idée.

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