Bye bye l’éponge à émotions

Vous est-il déjà arrivé de sentir les émotions des autres comme si elles vous appartenaient ? Votre corps devient alors une éponge qui s’imprègne de signaux qui ne lui appartiennent pas. Quand ce sont des émotions positives, c’est le pied total. On se sent bien. Une symbiose se crée et on passe un bon moment. Par contre, quand ces émotions sont négatives, surgit un mal-être. On se sent mal, inquiet, agressé voire coupable. Perso, ça m’est arrivé et ça m’arrive encore bien souvent de prendre la responsabilité des émotions des autres. Toutefois, ça se produit moins depuis que j’ai découvert ce super-pouvoir qu’est l’indépendance émotionnelle.

L’indépendance émotionnelle, c’est quoi au juste ?

On connait généralement bien la notion d’indépendance sur le plan matériel. Le fait de mener sa petite vie sans dépendre de rien ni de personne. De manger à sa faim tous les jours, par ses propres moyens. La plupart des adultes peuvent y arriver du fait de leur éducation.

Pour ce qui concerne l’indépendance émotionnelle, c’est un autre son de cloche. On n’apprend pas dès le plus jeune âge que seul nous sommes responsables des émotions qui nous habitent. On est plutôt bercé par des phrases du type « si tu pars de la maison, je vais être triste » ou « je suis très en colère à cause de ton comportement ».

Il faut savoir que la mécanique, ce n’est pas ça en fait. C’est plus « sache que si tu pars de la maison, je vais me sentir abandonnée donc je vais être triste ». On ne l’exprime quasi-jamais ainsi (à moins d’être un adepte de la communication non-violente). Tout simplement parce qu’on ne nous apprend pas à réfléchir aux pensées et aux peurs que l’on se crée face aux comportements d’autrui. On ne nous apprend pas non-plus que les émotions qui en résultent n’appartiennent qu’à nous. Les autres ne sont pas obligés d’y prendre part. Ils ont déjà leurs propres émotions à gérer. C’est déjà beaucoup.

Il faut prendre en considération que toutes les situations qui se présentent à nous sont neutres. On est seul maître de l’interprétation qu’on en fait. Un peu comme un comédien face à un scénario… 😉

Prendre conscience qu’on est le seul responsable de nos émotions consiste à ne pas attendre que les autres nous rendent heureux. C’est faire en sorte d’être heureux. Ça, c’est ce que j’appelle un super-pouvoir, puisque ça signifie qu’on est maître de notre propre bonheur. Qu’on a toutes les billes pour s’apporter à soi-même, tout ce qu’on aimerait que les autres nous apportent. Ça permet de casser cette attente perpétuelle dans laquelle on peut être et de passer à l’action.

Ça signifie aussi qu’on est libre de penser ce qu’on veut de chaque situation. Comme ce ne sont pas les autres qui dirigent nos pensées mais nous, quand l’une d’elles ne nous convient pas, on est libre de la modifier.

Citation Lise Bourbeau sur l'indépendance émotionnelle

2 exemples issus de mon vécu

Depuis que j’ai pris conscience de l’importance de l’indépendance émotionnelle, j’ai plein d’exemples qui me sautent aux yeux autour de moi. Notamment un qui m’a particulièrement marqué parce qu’il était l’illustration même de tous les schémas qui peuvent être mis en place lorsqu’on n’est pas indépendant émotionnellement.

Pendant une discussion que j’avais avec une personne chère à mon cœur, j’ai ressenti une grande vexation. En gros, ce qu’elle me disait me laissait penser qu’elle remettait tous ses problèmes existentiels sur mon dos. Comme moi, je ne voyais pas ce que j’avais à faire dans cette histoire, en gros j’ai voulu lui faire savoir qu’elle était le seul maître de la situation et que j’étais vexé qu’elle me rajoute dans l’équation. Pour la faire courte, je ressentais de l’injustice. C’était MON interprétation de la situation. Il me semblait plus sain de l’exprimer pour qu’à l’avenir, elle cesse de vouloir envahir mon espace émotionnel. Sauf que la personne, au lieu de prendre conscience qu’elle avait été trop loin, qu’a t-elle fait ? Elle s’est accaparée ma vexation et s’est mise à me parler comme si c’était elle qui était vexée. 🙂

Autre exemple où là, c’est moi qui ai pris la responsabilité des émotions de quelqu’un d’autre. On m’a critiqué sur mon physique (un truc qui me complexe beaucoup) lors d’une réunion de famille. Ça m’a touché profondément au point où j’en ai pleuré, devant tout le monde (humiliation suprême pour moi, j’ai beaucoup de mal à exprimer mes émotions publiquement). Ce qui se passait dans ma tête, c’est que je me disais que j’avais un problème, que je n’étais pas en adéquation avec la société etc. Je me suis créée tout un tas de pensées négatives vis à vis de moi-même. Mais en fait, si j’avais été indépendante émotionnellement à ce moment-là, j’aurais compris que ce n’était pas moi qui ai un problème. C’est la personne qui m’a jugé publiquement. Mon seul problème c’est de m’être accaparée le sien et de l’avoir adapté à ma sauce. 🙂

Bref ça aurait pu être les histoires sans fin de deux personnes très impliquées émotionnellement. Ça prouve bien que tant qu’on reste dans la dépendance émotionnelle, on nourrit des petits gué-guerres qui n’ont pas lieu d’être si on choisit de voir les choses sous un autre angle. Tous ces petits exemples sont là pour nous montrer qu’on est loin d’être guéri et qu’on a encore bien des choses à apprendre.

Prendre du recul par rapport aux émotions

Pour prendre du recul sur des situations dans lesquelles on s’implique trop émotionnellement, j’aime bien utiliser l’image de l’écharpe.

La relation qu’on entretient avec les autres peut être matérialisée par une écharpe sur laquelle chacun à sa part. La moitié revient aux émotions de l’un et l’autre revient aux émotions de l’autre. Ce qu’il se passe quand on s’accapare les émotions des autres, ou quand ces dernières nous touchent beaucoup, c’est qu’on empiète sur la partie de l’écharpe de l’autre.

Un truc qui fonctionne bien pour moi, quand je me sens impliquée émotionnellement à la place des autres, c’est que je m’imagine en train de couper cette écharpe en deux. Je ne garde que ma partie et je laisse l’autre de côté. C’est un petit exercice tout simple qui permet de lâcher prise et se recentrer.

Maxime sur l’indépendance émotionnelle

Lise Bourbeau, (auteure dont je parle ici) appelle ça l’espace personnel. Pour elle, il est nécessaire de reconnaître que toutes les situations qui nous impliquent émotionnellement sont des situations dont on a l’entière responsabilité. Que les autres n’ont pas part à prendre à nos émotions et qu’on n’a pas non-plus à leur donner une part. Si vous voulez approfondir ce dont je vous parle dans cet article, je vous conseille de lire son livre Ecoute ton corps, ton meilleur ami.

Je vous conseille aussi le podcast n°8 de « Change ma vie », sur l’indépendance émotionnelle, qui reprend ce que j’explique ici de manière plus approfondie.

C’est physique, nous sommes faits d’énergie. Plus on dépense cette énergie à régler les problèmes des autres ou à gérer leurs émotions, moins on en a à consacrer à notre propre bonheur. 😉

Souvenez-vous que face à n’importe quelle situation, vous avez la liberté de réagir comme vous voulez. Demandez-vous en premier lieu si l’émotion que vous ressentez vous est utile. Si ce n’est pas le cas, à vous d’adapter votre pensée pour en faire quelque chose de bon pour vous. 🙂

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