8 mars : l’occasion de faire un bilan sur ma vie de femme

Jeudi 8 mars 2018, Journée Internationale des Femmes.

8 mars, journée de la femme

Certains diront que c’est une journée comme une autre. Qu’il faut mettre fin à tout ce féminisme qui met la femme en avant, au détriment de l’homme, car au fond tous les êtres sont égaux. Et si seulement c’était vrai.

Au fond, j’aimerais bien que ça le soit. Il y a eu de sacrés avancées, notamment pour les françaises (dans d’autres pays bien des femmes ne sont pas aussi « chanceuses » que nous). Je suis heureuse de ne pas avoir été mariée à 18 ans à un mec dont je connais à peine le nom. Je suis aussi heureuse de pouvoir porter un pantalon tous les jours de l’année si ça me chante. Je suis heureuse de pouvoir prendre la pilule si je ne veux pas de gosse. Je suis heureuse de pouvoir aspirer à un job à responsabilités et de m’exprimer librement.

Quand je fais un point sur tout ce que j’ai le droit de faire, par rapport à ma grand-mère au même âge, je suis fière de ces avancées. Oui.

Mais ce que je répondrais à la personne qui pense que le féminisme c’est du vent. Que c’est encore un truc inventé par les femmes parce qu’une femme c’est compliquée. Je lui dirais bah, qu’être une femme en 2018, c’est subir une ééééénorme pression sociale. Une pression sur à peu près tout : les poils, les fringues, les enfants, son caractère… Eh oui, aux yeux du commun des mortelles, la femme reste encore et toujours un corps imberbe, qui doit procréer avant ses 35ans, un être doux, charmant et futile.

Ce ne sont pas les femmes qui sont compliquées. C’est le fait d’être une femme qui est compliqué.

Et cette pensée ne touche pas que les hommes. Elle est bien plus vicieuse que ça puisqu’elle prend son ancrage dans des siècles et des siècles de patriarcat. Il y a cette pression maternelle qui te rappelle qu’il faut que tu sois digne de rencontrer un homme. Puis il y a aussi cette compétition malsaine entre nanas, où l’on cherche à être la plus belle et où l’on se critique à tout va.

En ce 8 mars 2018, on a bien avancé. Beaucoup ont parlé et dénoncé ce qui nous est presque toute arrivé. Et j’en suis heureuse. Par contre, il y a encore un sacré bout de chemin à faire pour en finir avec ces jugements avilissants et les remarques du type « celle-là, vu comment elle s’habille, elle mérite de se faire violer »… Je trouvais bon de le rappeler.

 

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