Se libérer des « Que vont-ils penser ? »

Si vous avez cliqué sur cet article, c’est que vous jugez surement que les regards des autres prend trop de place dans votre vie. Peut-être qu’il vous dicte davantage vos actes que vos désirs. Peut-être qu’il vous impacte sur un plan en particulier ou seulement sur un projet. J’ai une bonne nouvelle pour vous. Il est possible de se libérer de la peur du jugement des autres dès lors qu’on prend conscience que c’est la peur qui nous anime.

Vous allez me dire « dis-moi, Martine, ça se saurait si c’était si simple… ». Oui, j’admets, ça semble simpliste dit comme ça. Ça l’est autrement moins dans les faits. Mais ne minimisons pas la prise de conscience. Tout changement commence par elle. Sachez déjà que des milliers de gens vivent avec cette peur toute leur vie parce qu’ils n’ont pas mis le doigt dessus. Alors ne minimisez aucune de vos avancées. Elles sont géniales. 🙂

Pourquoi il est important de prendre conscience que c’est la peur qui pose problème ?

Je constate souvent que les gens incriminent tout de suite le regard des autres. C’est quasi-normal de raisonner de la sorte. C’est simplement un schéma de pensée erroné qu’on nous inculque depuis notre naissance. Ça nous coupe du principe de responsabilité, qui veut qu’on soit les seuls et uniques responsables de notre expérience de vie. Donc je préfère préciser les choses dès le départ pour partir du bon pied : c’est bien la peur la fautive et non le regard des autres.

Si vous vous intéressez un peu à la partie plus spirituelle du développement personnel, vous savez peut-être que la peur, c’est l’émotion la plus basse d’un point de vue énergétique. Il est donc évident, que pour avoir une vie pleinement épanouie, il faut la dépasser.

Naturellement, la peur peut porter à différentes actions comme la fuite, le mensonge, ou au contraire l’inaction. Dans tous les cas, elle ne mène à rien de bénéfique sur le long terme. Sauf qu’on ne s’en débarrasse pas en claquant des doigts.

Accepter sa peur du jugement des autres

Dépasser une peur, ce n’est pas la bannir en lui hurlant de dégager de votre vie.  Il s’agit plutôt de s’appuyer sur un précepte, qui m’a paru tordu la première fois que j’en ai entendu parler, et qui, en réalité, est d’une aide précieuse :

Moins vous accepterez un comportement ou une émotion, plus il ou elle sera tenté(e) de revenir.

Pour gérer une émotion négative, vous pouvez mettre en place une démarche d’acceptation.  Dans le cas présent, il s’agit de détecter la peur et l’accueillir. De la laisser prendre la place qu’elle doit prendre pour la voir s’apaiser progressivement.

Pour savoir comment cette démarche d’acceptation fonctionne de manière plus détaillée, je vous invite à lire mon article sur l’acceptation de ses émotions négatives.

Creuser un peu

Pour aller plus loin dans le travail d’acceptation, je vous propose de regarder ce qu’il y a derrière cette peur. Demandez vous pourquoi vous craignez le jugement des autres ? Quelles conséquences pensez-vous qu’il a sur votre vie ? Acceptez toutes les réponses qui vous viennent. Ces mécanismes que vous mettez en place dans vos petites têtes sont là pour vous prémunir de la souffrance. Ce sont des protections qui vous veulent du bien. Bon… Ce n’est pas pour autant qu’elles vous font du bien sinon, on n’en serait pas là, mais elles le voudraient… 🙂

J’ai découvert une technique dans le podcast Change ma vie, qui m’aide à analyser mes peurs :

  • Je note dans un carnet ce dont j’ai peur et tout ce pourquoi ça me fait peur. Rien qu’en faisant ça, le mental se sent épié et ça fuse tout de suite beaucoup moins côtés idées farfelues.
  • J’analyse la situation que mon mental me présente en rapport à mes peurs. Je la remets en cause, en partant du principe qu’en effet, cette situation pourrait se produire. Mais ce qui m’est présenté fait généralement partie des pires scénarios tordus possibles donc il est fort probable que ça se passe bien mieux que ce que j’aurais pu imaginer. Surtout si je décide que ça se passera bien mieux. 😉

En voiture Simone ! On va agir maintenant.

Il est plus facile, quand on a mis le doigt sur ce qui coince, d’agir en conséquence. Tout simplement parce qu’une fois que vous savez que le jugement des autres vous impacte, vous allez être capables de détecter de plus en plus de situations où cette peur se manifeste.

Ça ne va pas être simple tous les jours…

Bien sûr, comme on vit à 90% dans l’inconscient, au début, vous allez passer à côté de pleins situations où vous faites face à la peur du jugement des autres. C’est bien normal et il ne faut pas vous en inquiéter. Avec du temps et de la pratique, vous allez être plus à même de cerner de plus en plus de cas où la peur se présente. Vous aurez moins l’impression de naviguer à l’aveugle.

Il y a des cas où ça va être archi-simple parce que vous allez vous avoir des pensées du style « je dois/je ne dois pas faire ça » ou « je ne peux pas faire ci ou ça » ou « que va penser un tel ». Par exemple, si vous cherchez une tenue pour une soirée et que vous tombez sur un pantalon en vinyle rose ultra-flashy que vous trouvez méga-beau. Il est fort probable que la première chose qui vous vient en tête soit « Pouah, il est trop beau mais qu’est-ce qu’on va penser moi si je porte ça ?! ». Là, c’est limpide… 🙂

D’autres fois, ce sera plus délicat parce qu’il s’agit de mécanismes ancrés depuis votre enfance. Oui, ces maudites croyances limitantes…

…sauf si vous prenez le pli de vous posez cette question

A chaque fois que vous identifiez que la peur se manifeste, posez-vous tout simplement la question suivante :

« Qu’est ce que MOI j’ai réellement envie de faire ? » 

Il s’agit de répondre à cette question avec le cœur, comme si vous étiez un gosse de 6 ans, inconscient des risques de la vie.

La petite astuce qui fait plaiz’ : vous êtes dans le juste, dans ce qui vient de votre cœur, quand un grand sentiment de joie émane de ce que vous pensez. 😉

Pourquoi je vous propose de vous poser cette question ? Je vous rassure, non-pas parce que j’imagine le monde tel la joyeuse prairie des télétubbies. Simplement, parce qu’agir par peur du regard des autres, vous éloigne de vos aspirations véritables. Et quand, on se plie toujours en quatre pour contenter les volontés de notre « monde extérieur », on en finit par perdre l’essence de la personne qu’on est vraiment.

Ils ne savaient pas que c'était impossible

Reprendre les commandes

Une fois que vous savez si votre cœur a réellement envie de réaliser ce pourquoi vous avez peur d’être jugés, votre mental va sans doute rappliquer, en vous rappelant à quel point ce que vous avez envie d’accomplir risque de vous humilier. Ça, c’est quasi-sûr. Sauf que cette fois, si vous y consentez bien-sûr, vous n’allez pas le laisser gagner la bataille.

Pour ce faire, vous pouvez simplement lui parler et lui dire qu’il est bien mignon mais que vous n’avez pas besoin de lui pour mener la barque. Que vous allez prendre les manettes et en assumer les conséquences.

Au début, il risque de vous en faire baver légèrement parce qu’on ne vient pas à bout de ses vieilles croyances en un claquement de doigts. Le tout, c’est de rester focus sur votre objectif et d’y aller étape par étape.

Reprendre les rênes, c’est aussi prendre ses responsabilités et assumer :

  • qui on est (même si vous en avez qu’une vague idée)
  • ses envies
  • de prendre sa vie en main
  • de vivre pour soi

Et ça, ça va être déterminant pour le résultat final.

Vous l’avez peut-être remarqué. Les personnes qui s’assument complètement peuvent faire des choses archi-extravagantes et ça passe comme une lettre à la poste.

Alors bien sûr, au début, vous allez devoir réapprendre à vivre pour vous. Vous allez donc balbutier, trébucher, douter. C’est bien normal. Je vous préconise d’ailleurs de commencer petit. L’être humain est souvent maître dans l’art de se compliquer la vie. Se mettre des objectifs inatteignables en fait partie. C’est par exemple, espérer savoir jouer la 5e symphonie de Beethoven en 10 jours alors que vous n’avez jamais fait de piano. C’est se tirer une balle dans le pied et se mettre beaucoup de pression pour, au final, pas grand chose. Il faut savoir être patient avec soi-même et y aller progressivement.

L’objectif à avoir, ce n’est pas nécessairement de ressembler à ces gens à qui tout réussit et à s’y comparer. Votre seul objectif doit résider dans le fait d’être alignés avec vous-même, vos valeurs et ce qui vous plaît. Ça vient avec le temps, beaucoup de bienveillance et de la pratique.

Se taire ?

Une autre alternative que j’ai trouvée et qui peut soulager cette peur du jugement des autres, réside dans le fait de ne pas parler de ce qu’on ambitionne. Parfois, avec l’enthousiasme, on peut être amené à évoquer ses projets autour de soi. Sauf que, comme le monde est bien fait, on n’a pas tous la même perception du bien, du mal, des risques etc. On n’a pas tous les mêmes envies, les mêmes peurs ou les mêmes vécus. Donc les autres peuvent être amenés à avoir des réactions jugeantes, qui font mal, ou qui nous poussent à tout remettre en cause. Alors qu’au fond si on avait juste suivi notre instinct et qu’on avait rien à personne, les choses auraient pu très bien se passer.

Alors la limite que je vois à cela, c’est la privation de soutien. Car certes on peut recevoir des jugements, mais à l’inverse, on peut aussi récolter du soutien. Quand on souhaite mettre en place quelque chose de contraignant, ce soutien est toujours le bienvenu.

Je préfère personnellement appliquer cette méthode à mes aspirations les « plus légères ».

Chacun est libre de faire autrement. Le tout est d’adopter la méthode la plus confortable pour vous.

Ce que pensent les autres leur appartient

Si vous faites le choix de dépasser votre peur du jugement des autres (déjà, félicitations, c’est juste super !!), et que vous essuyez une critique bien cinglante, oui, ça peut faire mal. Souvenez-vous, que si c’est le cas, vous pouvez l’accepter.

Par contre, rappelez-vous bien d’une chose : l’effet miroir !

Lorsqu’une personne vous reproche quelque chose, c’est bien souvent qu’elle se reconnait en vous. C’est en fait elle-même qu’elle juge de cette même-chose. Sa critique lui appartient. Elle est libre de le penser, mais vous seuls choisissez si cette critique peut vous atteindre ou non. Ce qui ne vous appartient pas n’est foncièrement pas votre affaire. 🙂

 

Image Pinterest : dépasser la peur du jugement

Le jugement des autres a aussi ses bénéfices

On ne peut pas non-plus s’enfermer dans une bulle complètement hermétique au regard des autres. Ou du moins, pas tout le temps.

Le jugement et la critique peuvent aussi avoir une grande valeur que ce soit pour élargir son champs de vision ou tester la viabilité d’un projet. Le tout est d’en cerner la bienveillance et la pertinence.

Généralement, quand ce n’est pas constructif,  ça se voit vite et surtout, on voit de qui ça provient. Si vous êtes face à une personne, dont vous savez pertinemment qu’elle est loin d’avoir tout réglé avec elle-même, libre à vous de laisser ses propos entrer par une oreille et sortir par l’autre. 🙂

Le regard des autres a l’importance qu’on lui donne. Plus on en a peur, plus il se fait sévère, jugeant, culpabilisant. Il serait toutefois illusoire de croire qu’on peut s’en passer complètement. En tant qu’être humain, vous comme moi, nous avons des besoins sociaux. Prendre en compte l’avis des autres en fait partie.

Comment la peur du jugement des autres impacte votre vie ?

Avez-vous des astuces pour s’en détacher ? Dites-moi tout en commentaire. <3

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2 responses to “Se libérer des « Que vont-ils penser ? »”

  1. linemourey dit :

    J’essaye de plus en plus de me détacher de tout ça aussi depuis plusieurs années et ça me fait un bien fou ! Toujours se comparer, être en vigilance…ERK ! Trop de doutes, ça prend de l’énergie tout ça ! En grandissant, je me suis affirmée et ça aide. Grandir a été ma solution 🙂

    A bientôt,
    Line de https://la-parenthese-psy.com/

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