Le blog lifestyle d'une green-girl rock'n'roll

Ma vie parisienne – chroniques d’une orléanaise à Paris

Quand je fais une rétrospective de ces 8 derniers mois, je me dis “wow”. A vrai dire, je suis passée par un peu toutes les phases possibles et imaginables.

Il y a tout d’abord eu l’excitation d’une nouvelle vie.

Je me souviens, après un an de galère à enchaîner recherches de travail et petits boulots, une somme inimaginable d’entretiens d’embauches, ceux dont j’ai rêvé des heures durant, se sont présentés à moi en quelques semaines à peine. J’étais tellement excitée à l’idée d’aboutir enfin à quelque chose, que je pouvais passer mes journées à crapahuter dans la capitale, dormir cinq heures par nuit, tout en gardant cette énergie folle, nourrie d’espoir. Jusqu’au jour où le saint Graal, ce job tant attendu m’a été proposé : l’euphorie!

Puis la rentrée est arrivée, une semaine intensive de mise à niveau en marketing au sein de l’école. L’excitation était toujours bien présente mais j’ai commencé à découvrir le stress de la vie parisienne. A l’époque, je n’avais pas de logement sur place. Je faisais les allers-retours en train, Orléans-Paris Paris-Orléans, cinq jours de suite. Ça a duré un mois. Je passais chacun de mes temps libres sur seloger.com dans l’espoir de trouver la perle rare. Un bel appartement, au calme, pas trop cher, dans Paris. A moins d’avoir de sérieux contacts dans le réseau immobilier de la ville, c’était mission impossible. Après deux semaines de visites peu concluantes et de rejets de dossier, j’ai capitulé. C’était décidé, la banlieue s’imposait à moi. Puis c’est vrai que c’était le choix plus judicieux si je voulais continuer le poney, hein!

18 Octobre 2014, l’appartement était trouvé, l’état des lieux fait et mes valises reparties dans ma voiture et celles des parents. C’était le soulagement, je pouvais enfin dormir. Puis le lundi matin, j’ai découvert une invention formidable. Ce moyen de transports aléatoire, dont tu ne sais jamais s’il te conduira au travail à l’heure ou non. L’invention française la plus capricieuse de tous les temps : le RER A.

Le premier jour, c’était magique. Personne dans le train, une place assise et un trajet fulgurant. J’étais à 9h tapante au travail, toute pimpante! Mais ce je ne savais pas encore, c’est que c’était un coup de chance, une chance de cocu ! Au fil des semaines, j’ai découvert les colis suspects, les incidents d’exploitation, les pannes de matériel et LES ACCIDENTS DE PERSONNE. Le truc qui veut tout et rien dire, mais qui te laisse sous-entendre qu’un type a fini en steak haché…

Le temps s’écoule mais je ne le vois pas passer. Avec deux heures de transports par jour, un travail et des cours à coté, pas facile d’avoir une vie… Avec un peu de sérieux bien entendu. Puis finalement le bordel quotidien s’organise. J’ai pris petit à petit mes marques. Je ne regrette pas le choix de la banlieue. Eh oui, quand j’entends que Paris était la ville la plus polluée du monde lors du pique en Mars dernier, je suis bien contente de retrouver ma vue sur la Marne en rentrant le soir!

vivre à paris vie parisienne nouvelle vie j'aime pas Paris grand changement changement de vie
Bords de Marne – Vue Bry sur Marne
vivre à paris vie parisienne nouvelle vie j'aime pas Paris grand changement changement de vie
Pont au dessus de la Marne
vivre à paris vie parisienne nouvelle vie j'aime pas Paris grand changement changement de vie
Manoir en Bord de Marne

La vie à Paris n’est pas celle qu’on s’imagine en Province. C’est beaucoup de stress et des gens qui font la gueule. Parfois, je comprends ces pauvres touristes qui déchantent après être venus dans notre capitale. Je ne fais pas une généralité, mais Paris étant une grande ville, il y a une sacrée concentration de cons irrespectueux. Vous me direz, si les parisiens étaient civilisés, la RATP n’aurait peut être pas besoin de faire ses fameuses campagnes

Bref je cesse de critiquer, il y aussi des bons côtés : les sorties et un patrimoine culturel particulièrement important. Ce n’est pas possible de s’ennuyer à Paris à moins de le vouloir ; Quelque soit le jour de la semaine, sur une amplitude horaire conséquente, la vie parisienne offre pléthore d’activités. Les magasins et supermarchés sont ouverts tard pour laisser une chance aux travailleurs acharnés de faire leurs courses.  De même, Paris dispose d’un réseau de transport conséquent. Pas besoin d’attendre un bus une demie-heure, il y en a très régulièrement ! Il y a même des bus de nuit : les noctiliens, qui desservent l’intérieur de la capitale et la banlieue. Bon, il ne faut s’attendre à y croiser des personnes fraîches et pleines de vie… Préparez vous plutôt aux mauvaises odeurs et aux cris des chauffeurs, qui hurlent après les ivrognes vomissant dans leur bus… Hé oui, c’est ça aussi le charme parisien!

vivre à paris vie parisienne nouvelle vie j'aime pas Paris grand changement changement de vie
Appartements de Napoléon III – Louvre – Paris
vivre à paris vie parisienne nouvelle vie j'aime pas Paris grand changement changement de vie   vivre à paris vie parisienne nouvelle vie j'aime pas Paris grand changement changement de vie


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *