2017, une année chargée en émotions…

2017 touche à sa fin. Comme pour beaucoup, c’est pour moi l’heure de faire le bilan de l’année écoulée. Il est difficile pour moi d’écrire cet article car cette année a été riche en petites joies mais aussi peuplée de grosses déceptions qui font resurgir pas mal de peines. Il y a beaucoup de choses dont je n’ai pas parlé ici. Dont je n’ai pas parlé tout court et qui ont pourtant fait de cette année, une année compliquée. Je me suis souvent sentie seule dans mon malheur et j’ai eu aussi du mal à évoquer certaines choses aux gens qui m’entourent.

Aurevoir 2017, bonjour 2018

Début 2017, ceux qui m’ont suivi sur mon ancien blog le savent, j’étais encore à Paris. Tout juste diplômée de mon Master en marketing, j’avais décroché un job en CDD, qui sur le papier aurait pu être sympa et qui s’est avéré ennuyeux et très stressant pour des raisons que je tairai ici. Heureusement ce CDD touchait à sa fin. Bien qu’on m’ait proposé plusieurs fois un renouvellement, j’ai à chaque fois décliné. Je n’avais qu’une envie, rentrer à Orléans, là où j’ai passé une bonne partie de ma vie et là où se trouve ma famille.

Après deux entretiens, j’ai décroché un nouveau poste à 60km de chez mes parents, à Blois. C’était pour moi la parfaite occasion de revenir dans le Loiret et d’avoir une vie plus épanouissante que celle que j’avais en région parisienne. J’étais ravie de retrouver une ville à taille humaine, la nature, la Loire et ceux que j’aime. Je ne regrette absolument pas ce choix et je ne retournerai à Paris pour rien au monde.

Pendant quelques mois, j’ai connu des hauts et des bas professionnellement parlant. Je prenais le train tous les jours pour aller bosser. Ça me fatiguait beaucoup et surtout, je n’avais pas beaucoup de temps pour moi. De surcroît, le fait d’être en CDD me stressait beaucoup pour l’avenir. Je n’arrivais pas à faire des projets, à me projeter dans ma vie future et ça me pesait beaucoup. J’ai donc décidé de chercher un CDI, plus prêt d’Orléans.

Très rapidement, j’ai décroché un entretien pour un job qui, sur le papier, me paraissait le job de rêve. On m’avait promis que je pourrais faire plein de choses géniales, de la confiance, des responsabilités. A vrai dire, depuis l’obtention de mon diplôme, je ne rêvais que de ça. J’ai démissionné de mon précédent job, à la fois gênée de planter mes chefs et plein d’entrain pour les perspectives qui s’offraient à moi. Et… dès la première semaine, ça a été la grosse désillusion. Rien était comme je l’avais imaginé. Je me suis retrouvée avec un job sur les bras où je n’exploitais pas mes compétences. On me demandait de faire des choses pour lesquelles je n’avais pas été formée et qui, d’un point de vue affinitaire, ne m’attiraient pas plus que cela. Qui plus est, mon caractère fait que je n’aime pas rester sur un échec. J’ai donc essayé de faire bouger les choses pour obtenir ce que j’espérais tant. J’y ai mis beaucoup d’énergie et j’ai essuyé beaucoup d’échecs. Ça a fait naître en moi de la frustration et pire encore, de la colère. Une colère noire, qui s’est ancrée au plus profond de moi. Beaucoup se seraient dit « Tant pis, ce n’est pas pour moi. Je passe à autre chose. » Mais chez moi, c’est resté. Ça me hantait chaque matin. Je partais au boulot avec la boule au ventre et une envie de fuir cette vie de merde. De prendre mes affaires et de partir au bout du monde, loin de ces heures de frustration et de peine qui m’attendaient.

Usée, à bout de nerfs et encouragée par mon mec, j’ai décidé de mettre fin à cette situation qui me pesait énormément. Ça a beaucoup affecté certaines personnes de mon entourage, qui ont peur pour mon avenir et c’est naturel. J’ai quitté, en accord avec mon employeur,  le saint Graal, ce CDI dont beaucoup rêvent, qui plus est bien payé. J’ai en quelques sortes renoncé au confort de la stabilité mais je pense que c’est la meilleure décision que j’ai pu prendre. Me voilà donc chômeuse et perdue. J’essaie de remonter la pente moralement bien que ça ne soit pas toujours facile.

Je retrouve comme beaucoup de jeunes qui ont fait de longues études, à essuyer des échecs professionnels et à chercher le sens de ma vie. Ma pire crainte est de me retrouver à  accepter un job en lequel je ne crois pas. Ce fameux job que beaucoup prennent par dépit mais qui n’a de nouveau rien d’épanouissant. Le fameux bullshit job, dont on entend beaucoup parlé et qui fait hurlé les vieux de la vieille à coup de « Il faut bien bosser de toute façon. Tu crois quoi. Moi, à ton âge, je bossais depuis 10 ans et on ne m’a pas laissé trop le choix de mes perspectives d’avenir. ». A ça, je réponds que je n’ai pas envie d’une vie sans rêve, ni d’une vie où j’attends avec impatience mes 5 saintes semaines de congés payés et mes deux jours de week-end hebdo. J’ai 26 ans et je n’ai pas l’âge d’être blasée. Qui plus est, la situation m’a pas mal usée la santé et le moral.

Me voilà donc à 26 ans, sans réel projet de carrière et plus paumée que jamais. Je recherche tant bien que mal une issue qui donne du sens à ma vie. Ce qui me rassure c’est qu’internet regorge de gens comme moi. Je m’accroche à ça pour me dire que tout n’est pas perdu. Si certains arrivent à conjuguer boulot et passion, pourquoi pas moi ?

2017 n’a pas non-plus été peuplé que de désillusions et heureusement. J’ai eu l’occasion de faire plusieurs beaux voyages. J’ai notamment réalisé un de mes plus grands rêves, partir aux Etats Unis. J’ai visité New York pendant 10 jours et j’ai adoré l’âme de cette ville. Je m’y suis sentie comme un poisson dans l’eau. Je suis aussi retournée en Dordogne, où j’ai visité des endroits plus magiques les uns que les autres comme les jardins suspendus de Marqueyssac. J’ai passé deux superbes journées au Puy du fou en amoureux et j’ai aussi visité Saumur.

2017 est aussi l’année de ce blog. Je me suis décidée a acheté le nom de domaine en février dernier. Ecrire ici est mon échappatoire. C’est probablement l’une des choses que j’aime le plus au monde.

J’ai également réussi à étoffer mon compte Instagram. Vous êtes désormais plus de 400 à me suivre et ça me comble de joie au quotidien. D’ailleurs, si vous ne me suivez pas encore, je vous invite à le faire en cliquant ici. C’est l’endroit où je suis le plus présente et où je partage les jolies choses qui peuplent mon quotidien.

Compte Instagram Leschroniquesdeloula

Tout ce que j’espère, c’est qu’en 2018, vous serez toujours plus nombreux à me lire et à intégrer mon humble petite communauté. Pour le reste, on verra bien…

A vous, je vous souhaite plein de bonheur. Je souhaite également de sortir de votre zone de confort car il n’y a qu’en faisant bouger les choses qu’on donne une chance à ses rêves de se réaliser. Pour faire bouger les choses, la seule solution, c’est d’aborder la vie différemment. C’est difficile. Oui, ça nécessite parfois des gros changements personnels. Ça peut faire très peur. On se prend beaucoup de gadins. Des gens nous tournent le dos. D’autres essaient tant bien que mal de nous empêcher d’accomplir ce dont on a envie. Le chemin est parsemé de doutes et d’embûches. La route n’est pas droite. Il y a des montées qui mènent à des ravins mais il faut s’accrocher et ne jamais cesser de croire. Le bonheur n’est jamais acquis. Certains le cherchent toute leur vie.

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3 responses to “2017, une année chargée en émotions…”

  1. […] pour ne pas dire « je suffoquais »… Donc autant vous dire que quand j’ai choisi de quitter mon job en Décembre dernier, je me suis préparée mentalement pour ne pas revivre un tel […]

  2. […] entendues à mon goût en fin d’année dernière, quand j’étais au bord de l’implosion au […]

  3. […] en permanence. De ne plus savoir quoi penser ou comment imaginer l’avenir… Trop de questions et d’incertitudes surgissent. Ce n’est pas un excès de pessimisme, mais une réelle […]

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