bullshit jobs et cie...

La crise du quart de vie 🤯 ou quand tu es déjà blasé de ta vie pro à 25 ou 30 ans…

Il y a un truc qui me fait doucement rigolé. Je trouve assez particulier qu’on demande à des gamins à peine sortis du lycée de savoir ce qu’ils vont faire de leur vie. Comme si à 17 ou 18 ans, après des études générales et un malheureux stage d’une semaine en 3e, il était possible de savoir à quoi on allait consacrer ses 15 prochaines années (si ce n’est plus).

Alors, tu vas me dire qu’il y a des gens pour qui le choix d’orientation est limpide. Ils ont une passion bien définie ou une idée très précise de leur future carrière depuis l’âge de 6 ans. Ces individus sont en réalité bien veinards. ✌️ Ils enchaînent les années de leur cursus universitaire et ils trouvent un job dans lequel ils sont comme des poissons dans l’eau.

Seulement cette réalité est l’affaire d’une infime partie des jeunes diplômés. De l’autre côté de la force, on trouve :

1- Ceux qui font un choix par dépit et qui finissent par s’en contenter. Ceux-là s’en sortent à peu près bien parce qu’ils ne se posent pas trop de questions. 

2- Ceux pour qui choisir une orientation est une vraie torture et/ou pour qui l’arrivée dans le monde du travail rime avec douleur.

Dans le dernier groupe, étrangement… tu retrouveras beaucoup d’hypersensibles et de hauts potentiels en quête de sens ! 🤓 Parmi eux, et tu l’as peut-être connu, un certain nombre va vivre ce qu’on appelle la crise du quart de vie

Après la crise que la crise d’ado et avant la crise de la quarantaine, certains ont le plaisir 🥴de connaitre un gros bouleversement entre 25 et 30 ans.

Tu veux tester ton hypersensibilité ?

Je t’envoie par e-mail le test et je te tiens au courant des nouveautés du blog. Ça te tente ?

Qu’est-ce que la crise du quart de vie ?

Pour la faire courte, la crise du quart de vie c’est la méga-désillusion… Elle arrive à la fin de tes études, quand tu as mis le pied dans le monde du travail et que tu te rends compte que le job que tu as choisi est loin d’être fun. Tu réalises qu’intellectuellement, après 3 mois, donc passée la phase d’apprentissage, c’est proche du néant. Puis tu te projettes et tu te dis que tu vas devoir passer au moins 3-4 ans dans ce job (pour faire bien sur ton CV…) aussi palpitant qu’un documentaire animalier diffusé sur Arte un lundi aprem’, à remplir des tableurs Excel ou à faire de PowerPoint pour des réunions inutiles. Chouette programme, n’est-ce pas ?

Quand tu es confronté à ce genre de situation s’en suivent différentes phases. 

Dans un premier temps, tu essaies de relativiser. Tu te dis que ça va s’arranger. Tu essaies de grappiller des missions un peu plus palpitantes à droite ou à gauche. Tu fourres ton nez partout en donnant ton avis sur des trucs qui dépassent ton périmètre, histoire de te sentir utile. Tu vois bien qu’il y a plein de trucs à améliorer dans la boite, après tout… Ton intuition d’hypersensible te fait mettre le doigt sur des points parfois touchy, que tes collègues ou tes patrons auraient préféré que tu ne vois pas.

Du coup, soit tu obtiens ce que tu veux grâce à ton bagout international et la situation se rétablit à peu près. Soit, la désillusion se poursuit. 

Parfois des conflits relationnels apparaissent et tu pètes littéralement un plomb. 

Parfois, tu prends sur toi, tu enfiles un masque et tu te sur-adaptes jusqu’à ne plus réussir à distinguer qui tu es vraiment.

Quand la désillusion s’installe dans le temps, finit par arrivée la dépression.

Il arrive que la crise du quart de vie touche aussi d’autres domaines comme le couple, par exemple. En tout cas, elle se caractérise toujours par une perte d’illusions et par une grande quête de sens.

Les conséquences possibles de la crise du quart de vie :

  • Tu perds progressivement confiance en toi parce que tes principaux besoins ne sont pas nourris (reconnaissance et tout le tralala de Maslow...). Du coup, tu te dis que tu es nul et que tu ne feras jamais rien de ta vie.
  • Tu deviens irritable ou tu te renfermes sur toi-même. Ta vie sociale en prend un coup parce que tu déprimes.
  • Tu perds contact avec ce qui te tient réellement à coeur dans la vie à force de te sur-adapter au boulot. Tu finis par oublier qui tu es vraiment.
  • Tu ères de job en job faute d'y trouver ton compte. Ton CV ressemble à une liste de courses et tes proches te font peur en te disant qu'un jour, plus personne ne voudra te recruter à cause de ça.
  • Tu perds tes ambitions et le monde du travail te désespère profondément.

Helllllo la pression sociale !

Ce qui complique la donne quand tu es pleine crise, c’est le regard que la société te porte. Tu trouves dans une sorte d’impasse puisque ton job découle directement de ton choix d’études. Généralement, tu peux aspirer à quelques métiers après un cursus, sauf quand tu te rends compte que le problème ne vient pas des métiers en question, mais du choix universitaire que tu as fait. Tu te sens embourbé jusqu’aux genoux… Parce que reprendre des études à 25 ou 30 piges, bonjour la blase. Surtout quand tu en sors à peine. Puis ton entourage peut être très casse-pied parce que c’est mal vu de changer d’avis, d’être paumé et de se chercher.

On vit dans un monde où des milliers de possibilités s’offrent à nous. On a toujours plus de choix. Tout va très vite. Le champs des possibles se démultiplie. Quand on est curieux, donc qu’on s’intéresse à beaucoup de choses, prendre une décision figée par rapport aux 10 ou 20 prochaines années peut s’avérer un véritable enfer. Or, cette curiosité tant recherchée par les entreprises peut vite t’être reprochée sous couvert d’une potentielle instabilité.

Personnellement, je ne pense pas que chercher ce qui nous convient réellement soit un signe d’instabilité. On peut se chercher longtemps professionnellement parlant mais avoir une vie personnelle et sociale très stable.

Le souci avec cette image qui t’est renvoyée de toi-même, c’est qu’elle peut te faire perdre en estime de soi. Tu risques donc, si tu t’associes beaucoup au regard des autres, de te perdre encore plus et de développer de la culpabilité, voire de la honte. Ces sentiments vont être nocifs parce qu’ils t’empêchent d’aller de l’avant et si tu te laisses aller, ils vont te pousser à te complaire dans une situation professionnelle qui te ne convient pas du tout. La solution, dans un premier temps, pour faire face à cette crise et en sortir grandi, c’est d’accepter ce qui est. Tu as fait des études qui t’ont plus ou moins plu. La réalité est là, face à toi. Le domaine dans lequel tu évolues au travail ne te convient pas. Le déni ne ferait que renforcer ton mal-être, ta colère, ta tristesse et tes angoisses.

Vers l’acceptation…

Il est nécessaire d’accepter de t’être planté, d’avoir fait une erreur de parcours, d’avoir écouté les conseils en carton d’un conseiller d’orientation ou de tes profs. Il te faut aussi accepter qui la personne que tu es vraiment en renouant avec elle.

Accepter d’avoir plusieurs intérêts

Quand on est très sensible, on est aussi perméable aux engouements des autres. Je sais, par exemple, qu’il suffit qu’une personne me parle avec passion de son métier pour que je sois influencée par ce qu’elle me présente. Quand on est une éponge émotionnelle, on ne l’est généralement pas à moitié. C’est ce qui fait qu’on s’intéresse à beaucoup de choses différentes, qu’on bascule vite d’un centre d’intérêt à un autre et qu’on accumule beaucoup de connaissances, sans devenir spécialiste d’un sujet en particulier. On devient alors slasheur ou multipotentiel.

Tout comme l’expertise, le fait d’avoir des potentiels multiples a ses avantages. Certes, il est difficile de trouver un job tout-fait qui reprend les différents intérêts qu’on a. Seulement, il existe d’autres possibilités que le salariat. Si tu es passionné par plusieurs choses, tu as la possibilité :

  • soit de créer plusieurs activités,
  • soit de créer une activité qui les regroupe toutes
  • ou de prendre un job à temps partiel pour cultiver un centre d’intérêt et de développer les autres dans des activités indépendantes annexes

Accepter d’avoir envie d’autre chose pour ta vie pro

Il est aussi possible que tu es fait un choix de carrière, non pas en fonction de toi, mais en fonction de conseils qu’on a pu te donner quand tu étais ado. Auquel cas, tu t’es retrouvé dans une filière par défaut et maintenant, tu paies les pots cassés.

Il est vrai qu’au moment de choisir une orientation, on a pu te mettre beaucoup de pression. Il y a des parents qui, frustrés de pas avoir pu faire le métier qu’ils voulaient, font un transfert sur leurs enfants. C’est comme ça qu’on peut se retrouver à faire médecine pendant 8 ans pour faire plaisir à Papa et se réorienter après vers totalement autre chose.

Sache que des histoires comme celle-ci, il y en a plus d’une. Tu es loin d’être seul(e) dans ce cas. Comprendre ça peut t’aider à relâcher un peu de pression.

Si des personnes ont réussi à changer totalement de voix, c’est que tu peux aussi le faire, si tu le veux vraiment. Seulement désormais, fais tes choix selon tes envies. Pour cela, tu dois apprendre à te connaitre.

Il est possible que tu n’es qu’une image floue de qui tu es réellement. C’est très fréquent dans les familles où les parents font des transferts. Ils vivent la vie qu’ils ont rêvé d’avoir à travers leurs enfants, donc ces derniers se perdent en devenant ce que leurs parents veulent qu’ils soient. Ce transfert n’est pas valable uniquement sur la sphère professionnelle. Il est dommageable pour beaucoup de choses. 

Cela peut venir aussi d’une trop grande sur-adaptation sur ton lieu de travail. 

Pour renouer avec le vrai toi, repense à ce que tu aimais enfant ou ado. Revisite les rêves que tu avais. Laisse-toi aussi la possibilité d’explorer de nouvelles activités. La connaissance de soi est la première clef pour reconquérir son estime de soi. 😉

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