Je vais devenir mon propre patron, ou presque…

Ça y est, j’ai pris une dĂ©cision. AprĂšs des mois de tergiversation, pour ne pas parler de procrastination, je me suis dĂ©cidĂ©e Ă  m’Ă©lancer, pour sauter dans le vide. Ou presque… Je vais crĂ©er mon entreprise. Je vais me lancer dans la folle et trĂ©pidante aventure de l’entrepreneuriat (au fĂ©minin qui plus est !). Je deviens mon propre patron tout en Ă©tant salariĂ©e.

Au dĂ©part, c’Ă©tait pas gagnĂ©…

Longtemps, j’ai pensĂ© Ă  l’entrepreneuriat. J’y ai mĂȘme travaillĂ© pendant quelques mois, sur une idĂ©e totalement diffĂ©rente de celle d’aujourd’hui. Puis j’ai abandonnĂ© face Ă  l’ampleur des investissements financiers et du risque Ă  prendre. Comme un bon petit soldat de la gĂ©nĂ©ration Y, bien formatĂ© par la gĂ©nĂ©ration X (bisous !), je voyais le CDI comme la seule chose rĂ©alisable, mais la vie en a visiblement dĂ©cidĂ© autrement. Chacune de mes expĂ©riences pro depuis 3 ans se traduit par un constat : je me fane (pour parler poliment). Non pas que le mĂ©tier de chargĂ© de com’ soit chiant, au contraire, il y a de la matiĂšre… Encore faut-il tomber dans la bonne entreprise et obtenir un tant soit peu de confiance ! MalgrĂ© tout, je pense que mĂȘme une fois ces ingrĂ©dients rĂ©unis, il manquera toujours un petit quelque chose. The cherry on the cake comme on di : la libertĂ©…

Je ne sais pas si vous croyez au karma les amis. Toujours est-il que depuis 3 ans, la vie me criait de cesser mes bĂȘtises et ce… de plus en plus fort : crises d’angoisse, maladie, dĂ©pression, conflits et j’en passe. Et quand les choses se rĂ©pĂštent encore et encore, ça sent mauvais.

 

En fait, tout avait trĂšs bien commencĂ©, aprĂšs un an de chĂŽmage, suite Ă  l’obtention de ma licence, je repars en Ă©tudes et tout semblait me sourire. J’ai trouvĂ© un chouette contrat d’alternance. Mais lĂ  encore, l’idĂ©e de l’entrepreneuriat trottait dans ma petite tĂȘte blonde.

Ce qui est drĂŽle, c’est qu’au mĂȘme moment, pour le travail, je vagabondais de confĂ©rences en confĂ©rences pour Ă©couter les PDG de Blablacar, Kiss Kiss Bank Bank et consorts raconter leur parcours, leurs Ă©checs et surtout leur belle rĂ©ussite, sans m’imaginer un jour, tenter de leur arriver Ă  la cheville. Croyance quand tu nous tiens… Tu nous tiens !

Et me voilĂ  5 ans plus tard, dans un Ă©tat de saturation avancĂ© face au fait : il va bien falloir que je tente de leur arriver Ă  la cheville, sinon je vais finir enfermer dans un hĂŽpital psychiatrique, ou pire encore, je vais crever mourir d’un triple ulcĂšre perforĂ©.

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On a tous des talents qu’on peut vendre

Je suis plutĂŽt du genre passionnĂ©e, un peu workaholic sur les bords. Quand je sens que je ne peux pas m’investir, c’est la blase totale ! 🙂 L’idĂ©e de l’entrepreneuriat finit par devenir la seule piste envisageable Ă  termes puisque seulement une fois mon propre patron, je pourrais laisser entiĂšrement libre court Ă  mon imagination et… il faut le dire, Ă  mes talents.

ArrĂȘtons les fausses modesties les gars. On a tous du talent pour quelque chose et j’en suis sĂ»re, on pourrait tous monĂ©tiser ce talent bien plus qu’en Ă©tant salariĂ©. AprĂšs libre Ă  chacun de se sentir, ou non, de le faire.

A vrai dire, cette fausse modestie ne m’a pas aidĂ©. Je me suis longtemps confortĂ©e dedans avec des croyances du type “je ne dois pas me mettre en valeur”, “tout le monde est capable de faire ce que je fais”… Il ne faut pas se leurrer, plus vous allez penser ainsi, plus vous renverrez l’image erronĂ©e de personne terne et banale aux autres. Mais sachez-le : vous n’ĂȘtes pas banaux. Vous ĂȘtes douĂ©s en quelque chose et avez le droit de le faire savoir.

De mon cĂŽtĂ©, je ne l’ai tellement pas fait savoir, qu’autour de moi, peu de gens pensaient que je pourrais un jour lancer ma petite affaire. 

Devenir son propre patron et ĂȘtre salariĂ©

La question qui est souvent revenue, c’est “ah oui tu veux devenir entrepreneure, mais tu vas te lancer dans quoi ?”.

Devenir son propre patron et ĂȘtre salariĂ©… Ă  cĂŽtĂ©

Je vous avoue que l’idĂ©e que je puisse devenir entrepreneure n’a pas sĂ©duite tout le monde d’emblĂ©e (dixit l’un de mes derniers posts sur Instagram). Toutefois, contrairement Ă  ce que j’ai pu imaginer, c‘est comme si tout s’orchestrait pour que les personnes dont le soutien compte le plus pour moi, se rangent de mon cĂŽtĂ©. Je crois Ă  tous ces signes de la vie, qui, Ă  mon sens, annoncent que je me tourne dans le bonne direction.

Je m’aperçois tout de mĂȘme qu’entreprendre peut faire trĂšs peur, mĂȘme quand on est impliquĂ© de maniĂšre lointaine. Alors, oui, mes proches sont morts de trouille, mais pour tout vous avouez moi-aussi. C’est d’ailleurs pour ça que j’ai mis Ă©normĂ©ment de temps Ă  me lancer. Pas facile, de se jeter dans le vide sans parachute…

J’ai donc cherchĂ© un moyen de sauter en toute sĂ©curitĂ©. Au dĂ©but, je me suis dit que j’allais peaufiner mon business plan en mode “future femme entrepreneure” pleine d’entrain, le soir en rentrant du boulot. Bon, Ă  ce moment-lĂ , encore aurait-il fallu avoir un travail…

Une fois en poste, j’ai vite compris que monter une boite et bosser en temps plein Ă  cĂŽtĂ©, tout en conservant une saine et Ă©quilibrĂ©e, allait ĂȘtre plus compliquĂ© que prĂ©vu. J’ai donc compris qu’un temps partiel serait bien plus profitable (gros big-up Ă  toutes ces femmes entrepreneures qui conjuguent ça avec un temps plein).

C’est sur que devenir son propre patron et ĂȘtre salariĂ© Ă  cĂŽtĂ©, c’est rude. On jongle avec deux activitĂ©s, deux raisonnements parfois diamĂ©tralement diffĂ©rents. Pour autant, ça sĂ©curise et la sĂ©curitĂ© est un des besoins vitaux de l’ĂȘtre humain ! 😉 

 Certes, je n’ai pas d’enfant, pas de crĂ©dit Ă  rembourser, j’ai un petit nid douillĂ© toussa toussa. Le fait d’avoir un emploi Ă  cĂŽtĂ© d’une activitĂ© d’entrepreneur reste une sĂ©curitĂ© non-nĂ©gligeable pour ne dĂ©pendre de rien ni de personne. C’est un premier point crucial pour moi.

Encore une fois, la vie, pour le moment, semble me dĂ©rouler le tapis rouge puisque d’une, je n’ai mĂȘme pas eu Ă  chercher, le poste est venu Ă  moi, et de deux, l’entreprise semble ouverte au temps partiel. 🙂

L’accompagnement est le second point qui me semblait impĂ©ratif. Bien que j’ai l’exemple de personnes qui rĂ©ussissent totalement d’elles-mĂȘme sans rien ni personne. Ou presque. Être accompagnĂ©e me permet de faire les choses dans l’ordre parce que je ne suis pas une dingos de l’organisation. Je… m’Ă©parpille vite, surtout quand je monte dans les tours de l’enthousiasme. Puis, aprĂšs tout, c’est important de savoir demander de l’aide.

Pour cet accompagnement, je m’appuie sur le soutien infaillible de PĂŽle emploi (comme quoi, il ne faut pas cracher dans la soupe) qui m’a orientĂ© vers la BGE, dont je vous parle dans mon article “Que faire quand on ne sait pas quoi faire de sa vie“. Bien heureuse soit ma pĂ©riode de chĂŽmage. 🙂

La BGE m’aide Ă  structurer les diffĂ©rentes idĂ©es que j’ai par rapport Ă  ma future cible et au marchĂ©. Je dois tout de mĂȘme vous confiez que si vos idĂ©es sont “un peu trop tendance” ou qu’elles sortent de l’ordinaire, on va vous regarder un peu chelou. Mais la vision de votre interlocuteur n’est que peu importante. L’essentiel rĂ©side dans la mĂ©thode qu’il va vous apportez pour atteindre votre but. Accrochez-vous Ă  vos idĂ©es si elles vous tiennent Ă  cƓur. Peu importe si le marchĂ© ne parait pas en votre faveur, avec de la passion et de la persĂ©vĂ©rance, on peut atteindre des sommets.

Me voilĂ  maintenant lancĂ©e, pleine de motivation et de volontĂ© en quĂȘte de ma libertĂ© professionnelle. Ça fourmille Ă  2000 Ă  l’heure dans mon crĂąne et il va falloir canaliser tout ça. J’ai hĂąte ! 😛 La suite au prochaine Ă©pisode…

Et vous, vous en pensez quoi de devenir votre propre patron et d’ĂȘtre salariĂ© en parallĂšle ? L’entrepreneuriat, ça vous tente ?

Femme entrepreneure heureuse

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Loula

Je m'appelle Laure, j'ai 28 ans et je suis hypersensible. Un peu dans la lune, discrÚte, perchée, tout ça peut me qualifier ! Si tu veux apprendre à me connaitre, rendez-vous sur ma page à propos !

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2 comments

Justine 20 février 2019 - 15:40

Coucou Laure, bel article, difficile de dĂ©passer ses propres peurs quand on doit gĂ©rer les projections de celles des personnes de notre entourage. Qui souvent s’inquiĂštent pour nous. Je trouve ça courageux de te lancer et je te souhaite le meilleur dans ton projet professionnel ! Tu as l’enthousiasme et la passion, alors fonce !
A bientĂŽt ! Justine (du lycĂ©e !) 🙂

Reply
loula 20 février 2019 - 16:47

Hello Justine ! Merci pour tes encouragements. Ça fait chaud au cƓur. 😁 Je vais essayer de m’accrocher. C’est vrai que j’adore ce que je fais. EspĂ©rons que ça paie. 😘

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