Soyez sympas avec vous-même

Dans un monde dopé au stress, où la peur nourrit des industries entières, le retour à soi ne s’impose pas comme une évidence. Pourtant, dieu sait que le corps sait des choses et essaie de les faire entendre. 

Le corps parle en permanence. Quand il a mal, quand il est fatigué, quand il a envie de manger quelque chose en particulier, quand il a envie de rester au chaud etc. Tout un chacun peut choisir de l’écouter et de le décrypter.

Je vous propose cet article sur la parole du corps maintenant, en plein milieu de l’hiver parce que je trouve que c’est la période propice à l’introspection. En cette saison, vous préférez sûrement les activités en intérieur, bien au chaud et vous avez bien raison. Je fais pareil. D’ailleurs, je me rends compte, en ce moment, que je me pose régulièrement des questions sur les limites de mon corps. Je deviens très vigilante. Je viens de finir un contrat de travail et ma santé n’est pas au beau fixe. Je m’interroge donc sur les causes et sur ce que je n’ai pas écouté. Il me semble donc que c’est le moment de vous partagez le fruit de mes réflexions et de mes recherches.

A vrai dire, il existe différentes choses à écouter en vous.

Ce que dit votre corps

Tout d’abord, il y a le corps qui parle au travers les différentes douleurs. Selon leur localité, voilà ce qu’elles peuvent chercher à vous dire :

  • Estomac : vous avez du mal à accepter/digérer ce que les autres vous disent
  • Intestin : vous ne vous sentez pas en sécurité/ vous vous accrochez à de veilles croyances
  • Gorge : vous vous sentez contraints, sous-pression, vos désirs sont bloqués
  • Genou : vous avez du mal à vous pliez à de nouvelles idées
  • Dos : insécurité matérielle ou affective/ besoin de liberté
  • Bras : sentiment d’inutilité/ apitoiement/ difficulté à passer à l’action
  • Etc.

Lise Bourbeau (dont je parle ici) a rédigé deux livres qui décrivent très bien les symptômes et leur cause mentale : Ecoute ton corps et Ton corps dit « Aime-toi. ». Je vous conseille de les lire, d’autant que le style est vraiment accessible. 🙂

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Il est important de se prendre en charge en passant par une médication adaptée mais aussi de traiter le fond du problème. Cela évite qu’il revienne encore et encore. Ce pourquoi ce livre peut être très utile.

Vis à vis de ça, je vous conseille vous questionner sur ces causes psychiques : Qu’est-ce qui chez vous éveille un sentiment d’insécurité, par exemple ? Pourquoi ? Cette peur est-elle réelle et probante ?

Vous pouvez noter sur un carnet tout ce qui vous vient. Essayez de voir la peur qui se cache derrière et de décortiquer cette peur pour savoir si elle est plausible. J’explique cette technique ici. Elle vous permet de voir que bien souvent la peur n’est qu’une vue de l’esprit et qu’elle est bien tarabiscotée.

De même que nos douleurs soulèvent nos états psychiques, nos envies alimentaires nous indiquent de quelle ressources notre corps à besoin pour aller bien.

Parfois, vous avez envie de manger sainement et d’autres fois, un peu moins. Vous avez raison de vous faire des petits plaisirs. C’est même très recommandé si cela reste dans la limite du raisonnable et que ça ne met pas en danger votre santé. Si vous voyez que vos envies vous guident plus souvent vers de la junk-food que vers une alimentation saine, j’ai quelques astuces pour vous.

Si vous avez envie de :

  • sucreries > votre corps réclame les nutriments présents dans les bananes, les céréales, le brocoli, les légumes verts, les noix, les œufs, la dinde…
  • chocolat > votre corps réclame le magnésium présent dans les noix, les légumineuses, les légumes, la noix de coco ou optez tout simplement pour du chocolat noir !
  • aliments bien-bien gras (frites) > votre corps vous réclame le calcium présent dans les laits, les légumes verts, les amandes, le soja, les algues…
  • glucides (do-mac) > votre corps réclame l’azote présent dans les noix, les haricots, les graines de chia et les poissons gras.

Voilà qui devrait vous aider à chérir votre corps les jours où vous n’avez pas envie de faire d’excès. 😉

A épingler en pense-bête dans un tableau Pinterest !

aliments sains

Ce qui se passe dans votre tête

J’ai l’impression que lorsque des symptômes physiques apparaissent, il s’agit d’émotions refoulées ou contenus. Les douleurs sont comme une alarme qui indique qu’il faut regarder ce qu’il se passe du côté des pensées.

Pour mettre le doigt sur des pensées néfastes, j’aime bien pratiquer le flot de pensées. C’est une pratique qui peut être quotidienne ou seulement quand le besoin s’en fait sentir. Elle consiste à noter sur une feuille tout ce qui vous passe par la tête dans un temps déterminé. Par exemple, 5 minutes. Rien que le fait de noter ce qui se passe dans votre tête sera libérateur. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise pensée. Tout ce qui se passe peut être noté, peu importe la manière, l’orthographe etc. C’est un moyen d’extérioriser.

Si rien ne vous vient, il existe des questions que vous pouvez vous poser pour vous lancer comme :

  • qu’est ce qui me contrarie actuellement ?
  • comment je me vois dans un an ?
  • ou tout simplement, qu’est ce que je pense du fait qu’aucune pensée me vienne maintenant ?

Si vous voulez aller plus loin, relisez ce que vous avez écrit et demandez-vous si ces pensées vous plaisent ou non.

Pour en savoir plus sur le flot de pensées, je vous conseille d’écouter le podcast de Clotilde à ce propos : Change ma vie – Le flot de pensées

Faites cet exercice sans jugement envers vous. Faites-le dans l’optique de vous faire du bien. Rappelez-vous que vous n’êtes pas vos pensées. Vous êtes bien plus que cela et vous avez l’incroyable pouvoir de changer de point de vue quand vous le voulez.

Cela peut aussi vous permettre aussi de déceler des pensées positives et faire émerger des projets, des actions à venir pour améliorer l’existant.

Ce que dit la culpabilité

Peu importe vos pensées à un instant T, vous êtes libres de les changer. Donc autorisez-vous à avoir des pensées qui vous déplaisent car cela vous permet par la suite de les modifier.

Je me rends compte que souvent on se culpabilise de penser certaines choses sous le coup de la colère ou de la tristesse. Cette culpabilité a tendance à ronger toute la confiance en soi. Vous pouvez donc travailler dessus et tendre à la faire disparaître. Souvenez-vous qu’en aucun cas, culpabilité et amour peuvent cohabiter.

Peu importe si vous n’avez pas écouté votre corps et qu’aujourd’hui vous êtes malades, ou que vous ayez insulté votre boss mentalement. C’est humain et si c’est venu, c’est qu’il y a sûrement une bonne raison, quelle qu’elle soit. Une raison qui est là pour vous apprendre quelque chose, pour vous protéger etc. Restez doux avec vous-même car vous avez fait ce que vous pouviez et vous allez avoir tout un tas d’occasions de vous améliorer. Et le jour où vous progressez, félicitez-vous.

Parfois, la culpabilité est trop grande et le quotidien devient douloureux. Il ne faut pas avoir peur de chercher une aide extérieure, une personne bienveillante comme un ami ou même un professionnel.

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Ecoutez vos appels à l’aide

Bien souvent, le cœur appelle à l’aide mais la fierté fait barrage. Parce qu’on ne veut pas passer pour un-e rabat-joie, parce que voir un psy voudrait dire qu’on est « malade » et qu’on a des faiblesses, pour tout un tas de raisons infondées qui vous minent plus qu’autre chose.

C’est normal d’avoir besoin d’aide parfois/souvent. C’est se faire un immense cadeau que de demander une assistance. Vous ne pouvez pas toujours tout gérer seuls. Avec les autres, on avance mieux et plus vite, si tant est qu’on s’adresse à la bonne personne. 🙂

Bien souvent le fait de demander de l’aide est associé à de la faiblesse. L’aide est vue comme le dernier recours avant la mort (c’est caricatural mais des fois, je vous jure, c’est limite…). Sauf que c’est bien normal d’avoir des faiblesses. Vous ne pouvez pas tout connaître, tout faire, tout savoir tout le temps tout bien. C’est humain.

Ce n’est ni honteux ni rabaissant d’avoir quelqu’un sur qui compter en cas de coups durs. Je dirai même qu’au contraire, c’est faire preuve de discernement et se prouver qu’on a envie d’avancer. Sachant qu’en plus, nous vivons à 90% dans l’inconscient, les autres sont une formidable possibilité de faire surgir ce qu’on n’arrive pas à voir seul.

Apprendre à s'écouter pour mieux avancer

Besoin d’air, d’espace, ou d’un break

Comme je le disais au dessus, vous avez des limites. Ces limites, il me parait important de les respecter pour préserver sa santé. Cela impose donc de faire des pauses et de prendre du temps pour ce qui vous tient à cœur.

L’intuition donne des envies, des pulsions qui sont bien souvent réprimées. Pourtant s’accorder de suivre ce qui vous ferait du bien ne peut être que bénéfique.

D’ailleurs s’accorder des breaks permet de mieux repartir ensuite. Quand on y réfléchit, c’est justement pendant ces périodes de détente que surgissent les meilleures idées, que des situations s’éclaircissent. Et si s’entêter, se forcer, se dépasser n’était pas la solution ?

Ce que j’ai envie de dire à travers cet article c’est qu’il est important de « s’autoriser ». S’autoriser à aller mal, s’autoriser à se faire du bien, s’autoriser à être heureux ou triste, s’autoriser à vivre ce qu’on vit ainsi et pas autrement, s’autoriser à avoir des limites, à avoir des besoins. Bref, être doux avec soi, c’est accepter de ne pas faire tout comme « on le voudrait », comme la parfaite vision qu’on a en tête, mais de le faire quand même parce qu’on avait envie d’essayer, de découvrir.

Pour ne pas rater les futurs sujets… 🙂

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Comment vous écoutez-vous ? Quels sont vos moyens de déceler que vous arrivez à vos limites ?

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Laure

Laure

Hello toi ! Je suis ravie de t'accueillir sur on blog dédié à l'hypersensibilité. J'y aborde tout un tas de sujets qui impactent la vie des personnes hypersensibles pour qu'elles puissent faire de leurs ressentis des forces. Ca fait un moment que j'ai conscience d'être différente et je t'avoue que pendant des années, j'ai eu du mal à assumer. J'apprends maintenant à être moi-même sans rougir. C'est un long périple dans lequel j'ai envie de t'embarquer et te faire progresser.

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